Gillier Jean-Claude

Gillier Jean-Claude

Dans l'Encyclopédie de la Musique de A.Lavignac tome I , le musicologue De La Laurencie indique J-C.Gillier, ancien enfant de chœur de Notre-dame, comme attaché à l'orchestre de la Comédie française et ayant écrit pour ce théâtre la musique d' un grand nombre de pièces de Regnard et de Dancourt de 1694 à 1716.
Par ailleurs , de 1699 à 1735, il composa  une foule  de vaudevilles, d'airs et de ballets pour le théâtre de Foire ou Opéra comique.
Outre cela on a de lui :
Airs de la Comédie française ( 1704-1705 )
Airs pour la Comédie de la Foire Saint-Germain,
représentée sur le théâtre des comédiens italiens ( 1696 )
Amphion ( 1696 ), une tragédie mise en musique
Les Plaisirs de l'Amour et de Bacchus, idylle (1697 )
Divertissement de la petite pièce des Festes de Cours ( 1699 ) ,
et la même année, celui de l'Hyménée royal

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            Jacob Toorenvliet Une réunion musicale

 Dans le supplément du Parnasse Français, son rédacteur, Titon du Tillet (1677-1762) mentionne Gillier qui " amusa agréablement la cour et la ville pendant 30 ans ",   comme l'un des amis  du musicien Monteclair . Selon le point de vue hiérachique de du Tillet , Gillier  lui parait plus  auteur de divertissements que musicien en tant que tel, ainsi que le fut Monteclair.
Par ailleurs, dans sa notice, du Tillet  regroupe ces deux noms   comme appartenant à une même famille d'instrumentistes, novatrice à l'époque: 

Monteclair, après son voyage en Italie, reste dans l'Histoire pour avoir ramené en France la contrebasse qu'il introduit à l'Opéra, et Gillier, remarque du Tillet, "jouait très bien de la basse de violon". Le musicien d'orchestre de la Comédie française semble avoir été mieux reconnu que le compositeur.

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basse de violon

 "  Description

Comme tous les instruments de musique dont l’usage s’est perpétué sur plusieurs siècles, cet instrument a subi plusieurs modifications au cours du temps, afin de l’adapter aux évolutions des pratiques et des répertoires musicaux : des ballets de cour du XVIe siècle à la musique baroque, puis classique.

C’est ainsi que cette basse de violon a été transformée en violoncelle, vers la fin du XVIIe siècle ou le début du XVIIIe siècle : les dimensions de la caisse ont été réduites, par recoupage du dos, de la table d’harmonie et des éclisses ; la largeur de la caisse a été diminuée de plusieurs centimètres par élimination d’une bande centrale.

Que l’instrument ait été modifié plutôt que détruit témoigne de sa qualité et de son importance.  "

 

 

Date de dernière mise à jour : 11/11/2021